A.L. (salut A.L. !) a globalement raison et, pardon, mais votre réponse
était contraire à une jurisprudence hyper-connue et qui se trouve dans
tous les ouvrages de base sur le droit de la consommation.

(NB: je suis photographe amateur mais passionné et Nikoniste depuis
longtemps et même Nikoniste exclusivement depuis qu'un #@!µ$!! m'a
fauché mon Leica et 3 objectifs Leitz!)

Toutefois, A.L. va un tout petit peu trop vite dans sa réponse en
voulant être bref car il peut y avoir une nuance.

Voilà ce que dit la jurisprudence (je me limite à un arrêt pour chaque
cas).

1) "Est abusive la clause exonérant un laboratoire photographique de
toute responsabilité en cas de perte de diapositives à lui confiées pour
développement". Cour de Cassation, 1ère Chambre Civile 14 mai 1991.

Pour cette jurisprudence, une clause limitant ou niant la responsabilité
du laboratoire est abusive, donc réputée non écrite (inexistante).

Comme le dit A.L., il vous est donc possible de demander des dommages et
intérêts à CONDITION de pouvoir prouver l'importance de votre préjudice,
car c'est à vous de démontrer la justesse des dommages et intérêts que
vous demandez.


2) Mais en revanche, "est valide et doit recevoir application la clause
limitant la responsabilité du laboratoire à une indemnité forfaitaire
DES LORS QUE le contrat offrait au client la possibilité de signaler, au
moment de leur envoi, moyennant une somme supplémentaire, la valeur
exceptionnelle qu'il attachait aux pellicules et d'obtenir dès los une
indemnisation non forfaitaire". Cour de Cassation 1ère Chambre Civile 17
juillet 1990.

Bien qu'antérieure à la jurisprudence citée en 1), cette
jurisprudence-ci est pleinement valable.

SYNTHESE :
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Ensemble, ces deux jurisprudences réalisent la synthèse de la situation,
tout dépendnat du contrat (conditions qui doivent être portées à la
connaissance du client, et il appartient au professionnel de démontrer
que cela a bien été fait, et non au client de démontrer que cela n'a pas
été fait).

SI le contrat limite la responsabilité du laboratoire à une valeur
forfaitaire, ou au remplacement par une autre pellicule, etc. ==> Clause
abusive, donc sans valeur.

SI le contrat présente de telles limitations MAIS qu'il offre la
possibilité de déclarer que l'on accorde une valeur particulière à la
pellicule confiée, moyennant paiement d'un supplément ==> clauses
valables et rien à dire pour le consommateur.

Il faut donc bien regarder le contrat.

Evidemment, reste la possibilité de dire que l'on a pas été mis au
courant de ces conditions et donc que le professionnel n'a pas rempli
ses obligations (devoir de conseil, devoir d'information), et, en
conséquence, demander l'annulation des clauses qui sont préjudiciables
au photographe lésé.

Inutile de vous dire que tout cela, exact juridiquement, est TRES LOURD
à réaliser en pratique (procès, preuves, argumentations, avocat
conseillé car le sujet est assez juridique,...). On peut toutefois
parfois faire "craquer" le laboratoire par une LRAR montrant que l'on
connaît ses droits, voire la délivrance d'une assignation (qui peut être
gratuitement faite par le greffe du Tribunal d'Instance si le litige ne
dépasse pas 13.000F, pas besoin de payer un huissier ; de 13.000 à
30.000 TI et assignation par huissier ; au-delà de 30.000F T Grande
Instance, huissier, plus avocat obligatoire). Après avoir montré sa
"force", tenter de négocier et transiger... lourdingue tout de même
aussi.

Davantage de détails nous enverraient dans des analyses plus générales
des clauses abusives et du droit de la consommation.