F.A.Q. fr.rec.photo - E -
E - Le numérique.
E1 - Bric à brac.
Je lis partout "résolution, définition", qu'est-ce
donc
exactement ?
Vincent Jaubert nous indique :
Résolution:
Déf. :
Plus petite valeur discernable d'une grandeur sur un support
reproduisant des images.
Note(s) :
Pour un écran d'ordinateur, c'est le nombre de lignes discernables ou
le nombre de points affichés, par pouce, par centimètre ou par
millimètre, qui correspond à sa résolution. Plus ce nombre est élevé,
plus sa résolution est haute.
En français, dans la langue courante, le terme définition est souvent
employé à la place de résolution. Il existe un lien étroit entre les
deux notions : plus la résolution est haute, plus la définition de
l'image est meilleure.
[Office de la langue française, 2001] .
Définition:
Déf. :
Finesse de détail que peut atteindre, dans la restitution des images,
un appareil comme un téléviseur, un moniteur, une imprimante ou un
numériseur.
Note(s) :
La définition est déterminée, dans le cas des écrans, par le nombre de
points qui peuvent être analysés ou synthétisés (ex. : 1024 points par
768 lignes, pour un total de 786 432 points). Elle est un indicateur
de la qualité de l'image.
Dans l'usage, sous l'influence de l'anglais, on emploie souvent le
terme résolution à la place de définition.
[Office de la langue française, 2001]
Peut-on créer des fichiers au format kodak PCD ?
C'est une technologie sous license Kodak.
Néanmoins, existe au moins un logiciel qui permet de
créer
des fichiers au format PCD, sans permettre pour autant la
création
de CD-Kodak.
Pierre-Damien AUDIC nous indique qu'il s'agit de Graphic Workshop,
disponible
-ICI-.
E2 - Les scanners (première partie : le
matériel).
Qu'est-ce qu'un scanner ?
C'est un appareil qui permet de numériser un document.
Autrement dit, d'en obtenir une image numérique sous la forme
d'un
fichier informatique.
Quelles sont les différentes sortes de scanners ?
Suivant l'usage auquel il est destiné et les qualités qui
lui sont demandées, on fait appel à des modèles
très
différents. Si on excepte les scanners professionnels tels que
les
scanners à tambour (pour l'édition) un photographe peut
trouver
:
- Le scanner à plat classique : ceux que l'on trouve
communément
dans les grandes surfaces ou les boutiques informatiques. Ils
permettent
de numériser des documents opaques (imprimé, tirage
photo).
- Le scanner à plat avec adaptateur pour transparent :
identique
au précédent mais équipé d'un couvercle
spécial
contenant une source lumineuse. Grâce à elle, il peut
numériser
des documents transparents tels que diapositive ou négatif
photographique.
Dans la gamme des fabricants de scanners, ces scanners sont
généralement
repérables par l'appellation "Photo" : Modèle XXX Photo.
Ils
existent souvent en version simple (sans dos pour transparents) mais
acheter
l'ensemble (scanner + dos) est généralement beaucoup plus
économique
que celui des deux éléments séparés.
- Le scanner film : ce sont des modèles
spécialement
conçus pour numériser des diapositives et des
négatifs
photographiques. La plupart des modèles abordables acceptent du
film
35 mm (ou tailles inférieures). Pour des formats
supérieurs,
le prix grimpe de façon vertigineuse.
Pourquoi acheter un scanner à plat avec dos pour transparents
?
Le scanner à plat "Photo" est l'outil le plus abordable pour
numériser
diapositives et négatifs : de 150 à 600 euros environ
suivant
ses caractéristiques. Un de ses atouts essentiels (en dehors du
prix)
est, au moins pour certains modèles, sa capacité à
numériser
des diapositives et négatifs de moyen voire de grand format.
Vérifiez
la taille de la fenêtre de numérisation si cette
possibilité
vous intéresse ! C'est aussi un scanner universel : vous n'aurez
pas
besoin de deux appareils...
Pourquoi acheter un scanner film ?
Il ne sait faire qu'une chose mais il le fait mieux qu'un modèle
universel ! Il est aussi nettement plus pratique et plus rapide :
passe-vues
mieux conçus et souvent motorisés... Enfin, son
encombrement
est beaucoup plus réduit que celui d'un scanner à plat.
Quelle résolution faut-il pour mon scanner ?
La résolution, exprimée en dpi (dots per inch) ou ppp
(pixels
par pouce) en français, va déterminer la quantité
d'informations
que vous allez pouvoir retirer de votre original. En simplifiant, la
"netteté"
ou la taille de l'image. Pour les scanners à plat (sans dos pour
transparents),
une résolution de 600 ppp est généralement
très
suffisante. En revanche, dès qu'il s'agit de numériser
diapositives
et négatifs, une résolution très supérieure
est
indispensable. Le minimum est de 1200 ppp. Une valeur de 2400 à
3000
ppp suffit à tous les besoins courants. Les plus exigeants se
tourneront
vers les scanners films offrant une résolution de 4000 ppp.
Combien de bits ?
Au fil des années, on a vu des scanners 24, 30, 36, 42 et
désormais
48 bits. Cette inflation est liée à la
disponibilité
des composants. Il est tout à fait faux de croire que les
performances
ont suivi la même courbe. Le convertisseur
analogique/numérique
n'est qu'un élément du scanner. Si le reste n'est pas
à
la hauteur, même 64 ou 128 bits n'amélioreront pas les
résultats.
Le nombre de bits n'est donc pas un critère de choix : dans les
scanners
actuels, il est toujours suffisant.
Le Dmax à quoi ça sert ?
Chiffre mystérieux, le Dmax exprime la différence entre
la
transparence la plus faible et la transparence la plus forte qu'un
scanner
peut prendre en compte. Autrement dit, l'étendue des luminances
qu'il
pourra analyser sur le film. Cette question est à mettre en
rapport
avec la courbe sensitométrique des films ! Le minimum exigible
d'un
scanner destiné à numériser des transparents est
de
3.0 (rapport de luminosité 1:1000 c'est une valeur
logarithmique).
Les valeurs des modèles performants se situent le plus
généralement
entre 3.2 et 3.6 mais, très souvent, la valeur réelle du
Dmax
n'est pas indiquée. Le constructeur se contente de parler du
Dmax
théorique, calculé à partir des
caractéristiques
du convertisseur A/N, soit 3 pour un convertisseur 10 bits, 3.6 pour 12
bits
et 4.2 pour 14 bits (par couleur). Il va de soi que la
réalité
est presque toujours fort différente... Un Dmax
élevé
est utile pour numériser les diapositives très denses ou
très
contrastées, les négatifs (noir ou couleur) étant
nettement
moins exigeants.
Qu'est-ce que l'antipoussière et comment ça marche ?
La poussière est l'ennemi du photographe, qu'il travaille dans
un
laboratoire traditionnel ou avec un scanner ! Un agrandissement
maculé
de tâches et poussières diverses n'est pas très
attirant...
Avec les scanners, des solutions (partielles) ont été
développées
: aux trois canaux d'analyse traditionnels (RVB) a été
ajouté
un canal infrarouge qui ne détecte que les poussières,
débris
et défauts (comme une petite rayure) pouvant se trouver sur le
négatif
ou la diapositive. Il suffit alors de faire une "soustraction
logicielle"
et d'interpoler les zones concernées pour obtenir une image sans
défaut.
Ce système fonctionne très bien avec des
inconvénients
fort limités. Du moins avec les meilleurs scanners car tous ne
sont
pas égaux, là comme ailleurs. Le gros inconvénient
du
procédé est qu'il ne fonctionne pas avec les films noir
et
blanc, ni avec les diapositives Kodachrome (le film Kodachrome
étant,
sur le plan technique, un film noir et blanc). L'antipoussière
est
particulièrement recommandable pour les négatifs ou ce
problème
(et celui des mini rayures) est très sensible (et bien
corrigé
par le procédé).
Comment relier le scanner à mon ordinateur ?
Le scanner, comme tout périphérique, se relie à un
ordinateur par une interface. En pratique, on trouve l'interface
parallèle
(sur le port imprimante, en cours de disparition), l'USB (la plus
répandue
pour les modèles grand public), le SCSI et le FireWire (IEE1394)
en
haut de gamme. Une interface rapide ne se justifie que pour les
scanners
très performants : avec un scanner de grande diffusion ce n'est
pas
l'interface qui ralentit le fonctionnement mais les circuits et la
mécanique
du scanner lui-même. Signalons l'arrivée des
modèles
équipés d'une interface USB 2.0, rapide et simple
d'emploi.
Je vois sur une pub pour un scanner : résolution optique 1200
X 2400 ppp, résolution interpolée 9600 X 9600 ppp. Qu'est
ce
que ça veut dire ?
Un scanner comprend un capteur déplacé par un moteur pas
à
pas. Dans ce cas, cela veut dire que le scanner est
équipé
d'un capteur 1200 ppp et que le moteur le déplace avec un pas de
2400
ppp. En pratique, seule la définition du capteur doit être
prise
en compte : il s'agit donc d'un scanner 1200 ppp. La résolution
interpolée
n'est qu'un argument publicitaire sans aucune utilisation pratique.
Pour
ceux qui aiment se faire des illusions seulement !
J'ai un scanner acheté 400 F dans mon hyper et je voudrais
numériser
mes dias (ou mes négatifs) : c'est possible ?
Si le but est la découverte et l'amusement, il est possible de
bricoler.
On trouve même parfois, en vente, des accessoires qui promettent
de
réaliser la chose. S'il s'agit de faire de belles images
numériques
à partir de vos belles photos, mieux vaut éviter de
perdre
son temps et son argent dans une aventure sans issue. Un scanner
adapté
est indispensable pour de bons résultats.
Est-il possible de numériser des films APS avec un scanner ?
Les scanners film de grande marque peuvent recevoir
(généralement
en option) un adaptateur APS permettant cette opération. Cet
adaptateur
est souvent onéreux.
Comment faire pour numériser rapidement une grande
quantité
de diapositives ou de négatifs ?
Les scanners film haut de gamme peuvent recevoir des chargeurs
automatiques
pour films en bande ou pour diapositives sous caches. Mais le prix est
élevé
! S'il s'agit de numériser rapidement une grande quantité
d'originaux
sans exiger la plus haute qualité, il est souvent
préférable
de le faire faire (livraison sur cédérom). Voir son point
de
vente favori.
E3 - Choix des accumulateurs - Choix d'un
chargeur.
Dans le genre "Ouvrage de référence", Fabrice
Mérillon
nous parle du choix des accus et des chargeurs.
E4 - Jet d'encre : Imprimer en N&B.
Imprimer correctement en N&B
n'est pas une tache aisée, loin
s'en faut.
Noëlle a fait un petit récapitulatif de ses propres essais,
sous forme d'un petite feuille mise à jour le 20-12-2002.
Deux versions à télécharger :
Tests_NB95_12_2002.xls, au format
Excel95
Tests_NB_12_2002.txt, au format texte
délimité
N'hésitez pas à enrichir ce document, il est fait pour
ça.
Dans ce cas, renvoyez-moi le fichier modifié pour
intégration
dans la FAQ.
Le métamérisme
expliqué simplement !
Charles Vassallo a écrit un petit topo là-dessus, permettant de
comprendre facilement ce phénomène de variation de
couleur sur les impressions N&B, en fonction de
l'éclairage.
Un autre article intéressant
de Charles sur l'impression en N&B (datant de 2006) mais, selon ses
propres termes, « tenant encore la route ».
E5 - Gestion des couleurs, notions de calibration.
Pour tout savoir sur cette délicate question, un lien valant
mieux qu'un grand discours :
Un gros
boulot d'Arnaud Frich.
La suite... Le
début...