A1 - Focale
Qu'est-ce que la focale ?
La focale est la distance entre le point nodal (ou le centre optique)
et le foyer. Le foyer est un point fixe par lequel passent tous les rayons
lumineux venant de l'infini. Un changement de focale effectue un changement
de l'angle de champ (la taille de la portion de sphère) couvert par
l'objectif.
Qu'est-ce qu'un téléobjectif
?
C'est un objectif de focale supérieure à la focale
normale. Dans le même espace, on aura moins de choses. Les perspectives
ont tendance à s'écraser. Néanmoins une photo au téléobjectif
n'est jamais qu'un recadrage au centre d'une image prise avec une focale
normale.
A2 - Ouverture
Qu'est-ce que l'ouverture ?
Les objectifs sont munis d'un diaphragme qui permet de faire passer
plus ou moins de lumière. L'ouverture c'est la taille de l'ouverture
du diaphragme.
A3 - Profondeur de champ
Qu'est-ce que la profondeur de champ ?
La zone de netteté dans une scène vue avec un objectif
est comprise entre deux plans. La profondeur de champ est la distance entre
ces deux plans. Elle dépend de la précision avec la quelle
on souhaite définir la netteté. (Elle dépend donc de
la taille à partir de la quelle on considère qu'un point est
flou - cercle de confusion - , taille qui dépend du rapport d'agrandissement
et de la distance de vision). Le cercle de confusion est défini par
zeiss et sinar comme c=1/1730 de la diagonale du format.
Edgar Bonet nous a concocté cette page qui explique tout en détail (mise à jour : 07-2005). Merci à lui.
Pourquoi la profondeur de champ varie avec l'ouverture
?
Plus l'ouverture est fermée, plus les rayons lumineux forment
un angle aigu, et plus le cercle formé sur la pellicule est petit,
donc net.
Est-ce que la profondeur de champ est relative à
la focale ?
Non. Étant donnés une ouverture et un cadrage constant
(donc un point de vue variable), quelque soit la focale, la pdc sera identique.
Par contre étant donnés une ouverture, et un point de vue constant
(donc un cadrage variable), la profondeur de champs augmente quand la focale
diminue.
Qu'est-ce que l'hyperfocale ?
L'hyperfocale est la distance de mise au point minimale telle qu'un
objet à l'infini soit net. En mettant au point à l'hyperfocale,
on est net depuis la moitié de l'hyperfocale jusqu'à l'infini.
C'est une technique très utilisée avec des grands angles qui
permettent d'être net de 1 ou 2m à l'infini avec une ouverture
raisonnable, pour du travail de journalisme (discrétion et rapidité)
ou pour la fabrication des appareils sans mise au point. Mis à l'honneur
par les Leicaïstes et leur foutu 35mm.
Comment calcule-t-on la profondeur de champ ?
Gros morceau, car chacun a sa formule, de plus on peut simplifier
la formule dans le cas où la mise au point se fait à une distance
relativement longue (en gros plusieurs fois la focale), bref on a des formules
pour les photos classiques, d'autres pour des photos en macros. On peut
aussi plus ou moins fixer des paramètres tels que le cercle de confusion.
On peut aussi calculer juste la PdC ou bien calculer les deux plans de
netteté. (Ouf)
Pour commencer en voilà une donnée par Philippe Ederle
:
En macro, la pdc est donnée par la formule suivante:
PdC = [(G+1)(Ox2xe)]/G²
où: G = Grandissement, O = Ouverture réelle et e = cercle de confusion
L'ouverture réelle est donnée par la formule suivante:
O = N(G+1)
où: N = diaph affiché sur le boîtier ou la bague et G = Grandissement
En voilà une autre donnée par Dolphin :
1/ Calcul de l'hyperfocale H = f ² / k n H = Hyperfocale f =
focale de l'objectif k = constante (0,033 pour le 24 x 36) n = diaph 2/
Calcul PPN - DPN D1 = H D / H - D D2 = H D / H + D H = Hyperfocale D=
distance de mise au point
A4 - Vitesse
Qu'est-ce que la vitesse ?
La vitesse, ou plutôt le temps de pose, est le temps pendant
lequel le négatif reçoit de la lumière.
Maudit soit-Il, schwartzschild. Voici donc un descriptif, jus de crâne tiré
de lectures diverses.
Le but ultime de la cohorte de photons frappant notre film, c'est de
pénétrer des cristaux composés en grande partie d'argent, et de chasser
quelques électrons de l'orbite douillette où ils feignassaient, les
bougres. Ces électrons, furieux d'être ainsi dérangés, se regroupent sur
une partie de chaque cristal et là ils manifestent comme des anti-pacs...
A partir de ce moment, 2 solutions :
1/ Les électrons décident de faire une occupation définitive du lieu où ils
se sont retrouvés pour manifester, et dans ce cas l'image latente sera
stable (on pourra compter éventuellement quelques défections, mais
ultra-minoritaires), et le développement de l'image pourra se faire
normalement.
2/ Les électrons, finalement pas si en colère que ça, décident d'un commun
accord de réintégrer les atomes dont ils avaient été chassés. Presque tout
le monde rentre chez soi, et l'image latente n'apparait pas. C'est parce
que les photons n'étaient pas assez nombreux, et pas assez musclés...
Le niveau de colère des électrons dépend donc directement des facteurs
"nombre" et "puissance" des photons. Autrement dit, moins y'a de lumière,
plus il en faut...
Là où ça se corse, c'est que chaque type de film a son "seuil de colère",
et rares sont les indications de corrections de temps de pose. En gros, au
delà de quelques secondes, il faut multiplier les temps entre 1,5 et 2
fois...
Et, une fois pour toute, les cellules donnant des couplages au delà de
quelques secondes disent n'importe quoi ! Elles ne tiennent absolument pas
compte de Schwartzschild... Donc c'est du pipeau !
A5 - Formats
Quel est le format idéal ?
Il n'y a pas de format idéal. Les canons de l'art enseignent
le nombre d'or, 1.618. Suivant les pays on se rapproche du rapport 2/3
ou du rapport 4/5.
--debut citation--Bref, à retenir :
En fait, il n'y a pas de relation entre le numéro et la taille. Il s'agit d
'une numérotation de format faite par Kodak.
Kodak a commencé à fabriquer et vendre des films en 1889 avec la Kodak N°2
qui utilisait non plus des plaques, mais des films en rouleaux.
Au fur et à mesure des fabrications de nouveaux appareils et surtout d'optiques
qui donnaient sur le film des images de plus ou moins grande taille, il est apparu
qu'il fallait (pour que les photographes s'y retrouvent) numéroter les films pour
identifier la taille du rouleau et le format de l'image qu'on mettait dessus.
La numérotation a commencé à 101 par la Bullet N°2 en 1895.
Mais la numérotation n'était pas indiquée au public, et elle n'est apparue sur
les catalogues de prix qu'en 1913 avec le numéro 130. Pour la petite histoire, ce
format 130 était un format 2 pouces 7/8 par 4 pouces 7/8 pour la Kodak n°2C
Le 120 existait donc déjà avant qu'on en parle sous la numérotation de Kodak.
Note : les formats 106 à 114 étaient des formats de pellicule en cartouches pour
pouvoir être chargés dans des appareils mixtes (films en rouleau et plaques).
Cette numérotation séquentielle a été abandonnée en 1931 avec l'apparition de deux
nouveau formats similaires au 120 et au 116, mais avec un moyeu de rouleur plus
fin pour des appareils plus compacts. Ces nouveau formats on été appelés 620 et 616
pour les distinguer des 120 et 116, car ils avaient 6 photos sur chaque rouleau.
Mais comme tous ces films (120, 116, 620 et 616) sont passés à 8 images à peine la
série 6 créée, ce n'était pas la peine !
Le 220 a été introduit en 1965. Contrairement au 120, il n'a pas un papier tout
au long du film,mais seulement au début, ce qui fait que la longueur du film est
double du 120.
Le 135 a une histoire un peu différente : il a pour origine le film n°35 qui était
un 35mm non perforé pour le N°00 Cartridge Premo lancé en 1916. Lorsque le 35mm en
cartouche a été lancé en 1934 pour la Kodak Retina, il a pris le numéro non séquentiel
135. Ce film pouvait à l'époque être aussi utilise par les Contax et Leica, mais les
versions 135 à chargement en lumière normale pour ces deux appareils étaient les 235
et 435.
En 52, le 335 est sorti pour les appareils photo stéréoscopiques avec 20 paires de
photos possibles.
En 63, le format 126 avait été abandonné, et le format instamatic kodak a repris
ce numéro.
En 72, pour le Pocket Instamatic, ils ont choisi un nouveau numéro, et ont aussi
repris un numéro qui n'exitait plus, le 110, parce qu'il fallait un numéro plus petit
que le 126 et parce que "one-ten" était facile à dire et à retenir ....
Le dernier numéro a été celui de l'APS qui est 240 (1996)
Les formats des différents numéros de films sont normalisé internationalement par
l'ISO au sein de la commission TC-42
Le format du 120 et 200 est défini par la norme ISO 732:2000
Le format du 135 est défini par la norme ISO 1007:2000
--fin citation--
Quels sont les formats morts ? 101, 103, 116, 616, 118, 122, 124, 130, 828.